LES DROITS DES PERSONNES HANDICAPEES

Fiche-programme législatives 2002

 

 

LES DROITS DES PERSONNES HANDICAPEES

 

               Contrairement à une approche spécifique, les personnes handicapées revendiquent la reconnaissance de leurs compétences, de leurs droits de citoyens et leur pleine participation aux décisions qui les concernent. Elles attendent que la dimension du handicap soit désormais intégrée dans les politiques conduites pour l’ensemble des citoyens, en matière d’emploi, de formation, de transports, de logements.

 

               Cependant les personnes handicapées vivant dans des structures spécialisées ont besoin de droits complémentaires.

 

1 -  LES PERSONNES HANDICAPEES QUI SONT HEBERGEES DANS DES STRUCTURES SPECIALISEES :

 

               En ce qui concerne les personnes handicapées en structures, la loi doit leur reconnaître des droits de façon à ce que ces personnes puissent exercer leur citoyenneté pleine et entière. En effet, jusqu’à maintenant, le plus souvent, une personne placée est une personne tributaire et contrainte par les besoins d’un service ou l’orientation imposée par tel ou tel.

 

          Propositions :

-        Un contrat de séjour sera co-signé par la personne hébergée et la direction, contrat dans lequel seront rappelés les droits de la personne hébergée et les prestations, basées sur le prix de journée perçu par la structure, de façon que la transparence soit effective. Le prix de journée servira au personnel qui travaille et à la personne handicapée pour l’aider à acquérir ce dont elle a besoin en venant dans cette structure.

 

-        Généraliser la démarche d’évaluation et de contrôle, avec obligation de résultat pour la structure. Evaluation externe plus systématique de la qualité des prestations (par les organismes payeurs, les Associations de Consommateurs, la Ligue des Droits de l’Homme, etc …).

 

-        Dans les structures de TRAVAIL PROTEGE : reconnaissance du statut de salarié à toute personne travaillant en milieu protégé.

 

-        Il est souhaitable qu’un handicapé travailleur et un valide travailleur aient les mêmes droits, le même salaire à qualification et responsabilités égales, les mêmes possibilités d’engagement syndical.

 

-        Etudier un droit à la retraite anticipée de façon que les personnes handicapées physiques ayant exercé une carrière normale, en milieu ordinaire, évitent l’effet d’un cumul fatigue-handicap, effet parfois pénalisant.

 

2 -  LE POUVOIR D’ACHAT DES PERSONNES HANDICAPEES DANS LA CITE MAIS NE POUVANT TRAVAILLER :

        A – L’allocation Adulte handicapé

               Elle est de 3 650,00 F.

 

               En 1981, le candidat F. Mitterrand s’était engagé à la porter à 80 % du  S.M.I.C.
                Une équivalence S.M.I.C. est nécessaire pour permettre à la personne handicapée un accès à la vie sociale
                en fonction de ses besoins et de ses intérêts.

 

               Le projet S. ROYAL ne dit rien à ce sujet.

 

        B – L’aide à domicile : un métier essentiel pour les personnes handicapées

            Constat :

 

-        Formation hétéroclite, destinée à des personnes en pleine précarité, notamment psychologiquement. De plus cette formation est empreinte d’habitudes de milieux hospitaliers.

 

-        A la suite de ces formations, les stagiaires optent souvent pour un travail en structure, ce qui prouve que cette formation n’est pas suffisamment orientée vers l’intégration sociale.

 

-        Insuffisance de l’Allocation Compensatrice qui sert aux personnes handicapées pour rémunérer les aides à domicile.

 

-        Insécurité de l’emploi (travail payé à l’heure).

 

        Propositions :

    -     Valoriser ce métier trop souvent considéré comme un petit boulot. A partir du moment où les personnes handicapées gagnent leur autonomie grâce à ce métier, il faut le valoriser pleinement.



-        Si la partie médicale de la formation est nécessaire, elle ne peut suffire. Si la notion d’égalité entre personne handicapée et personne valide n’affleure pas dans cette formation, celle-ci ne sera pas impulsée. Il est différent d’aider quelqu’un à ne pas dépérir et d’aider quelqu’un à participer à la vie sociale.

 

        -        Une formation qui fasse la distinction entre les besoins des personnes âgées et ceux des personnes handicapées et qui prennent en compte pour ces dernières, leur volonté d’être autonomes.

 

        -        Le levier social c’est l’Allocation Compensatrice. Tant qu’elle sera égale à 4 700 F., son bénéficiaire ne pourra prétendre qu’à moins de 100 H. par mois, alors que ses besoins quotidiens justifieraient la demande de beaucoup plus d’heures. Aussi, la nécessité de moduler cette allocation est la clé de voûte de l’autonomie personnelle et sociale de l’intéressé.

 

        -        Créer un fonds d’indemnisation pour les Aides à Domicile se trouvant momentanément sans emploi et ne pouvant prétendre au chômage partiel versé par les ASSEDIC.

 

        -        Dans les services dits d’AUXILIAIRES DE VIE, les droits des personnes seront les mêmes que dans les services d’aide à domicile. En outre, il convient de se poser la question de savoir si de tels services représentent une utilité quelconque pour l’intégration sociale des personnes handicapées, compte tenu des multiples contraintes imposées à ces dernières.

 

                -        Pour que les droits des personnes handicapées soient promus et défendus quotidiennement et à tout niveau, il convient maintenant d’envisager la distinction entre le statut des organismes gérant les établissements et les structures d’une part et, d’autre part, le statut des associations défendant les droits des personnes handicapées, pour ne pas être juge et partie.

  Fiche-programme législatives 2002

 

 
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