INFOS


Ecrire un commentaire - Communauté : Union Démocratique Bretonne - Voir les 0 commentaires

La porte-parole de l’UDB rappelle les fondements de notre engagement en faveur d’Eva Joly.

 

 

 

Bonsoir Eva, bonsoir à toutes et à tous !


Quelques mots en breton car nous sommes ici en Loire-Atlantique, le cinquième département breton : 

  • Digemer mat e Breizh, amañ e Naoned, ha daonet ar re a zo a-eneb ar pobloù bihan , a-enep adunvaniezh Breizh.
  • Startijenn evit ar vro, evit dazont hor yezh, hor sevenadur hag hor galloudoù ! (*)

L'UDB, membre de RPS et de l’ALE

est présente ici ce soir pour rappeler les raisons de voter pour Eva Joly,

la candidate choisie à 76% par les adhérents de l'UDB.


C'est pourquoi je commencerai mon propos par ces mots, par deux citations de Claude Levy-Strauss. Soulignant en 2005, l'importance des régions en Europe comme facteur de démocratie à l'opposé des Etats-Nations, il disait : " J'ai connu une époque où l'identité nationale était le seul principe concevable des relations entre les États. On sait quels désastres en résultèrent". Il disait aussi : "L'humanité est devenue sa propre victime, n'ayant pas compris que ses droits cessent au moment où leur exercice met en péril l'existence d'autres espèces."

Remarque - non anodine - au passage : pour la première fois depuis 1971, la France n'a plus de ministère de l'écologie, Nathalie Kociusco-Morisset ayant quitté ses fonctions de ministre de l'écologie pour celles de porte-parole du candidat Sarkozy. 

Nous voyons bien que le Grenelle de l'environnement est devenu le Fouquet's de l'environnement ! Mais rassurez-vous, le ministère de l'intérieur enrichi du ministère de l'identité nationale et de l'immigration fonctionne à plein régime !

Pourquoi voter EVA JOLY au premier tour ? Parce que Eva est la candidate dont les propositions sont les plus proches du projet de société de l’UDB.22-12-2011-Edeven--Eva-Joly--036.jpg

Le 11 mars nous étions plus de 60.000 à manifester contre le nucléaire et pour la transition énergétique des territoires, le 31 mars nous étions plus de 60.000 à manifester pour la défense et le développement de nos langues et cultures et pour un vrai pouvoir régional que nous voulons exercer ici dans le cadre de la Bretagne réunifiée et d'une VIe République fédérale. 

Ces deux grandes mobilisations populaires et pacifiques posent clairement la question de la démocratie en France, État le plus nucléarisé de la planète et État européen qui refuse obstinément de ratifier la Charte des langues minorisées. Deux dénis de démocratie on ne peut plus éloquents !

Exagération d'une anti-nucléaire, partisane du fédéralisme différencié ? Pas tout à fait, si l'on se réfère au classement par l' OCDE des États en quatre catégories : démocraties, démocraties perfectibles, régimes hybrides et régimes totalitaires. Eh bien, la France dans laquelle nous vivons, a encore bien des progrès à faire pour rejoindre le club des démocraties achevées dont elle se prétend pourtant le paragon. 

En votant Eva Joly au premier tour, nos propositions politiques vont dans le sens d'une amélioration de la République car notre souhait à tous est de vivre enfin dans une démocratie réelle, une République parlementaire, fédérale, et solidaire assumant sa diversité culturelle et linguistique, avec des Régions autonomes et une Bretagne réunifiée pour en finir enfin avec ce contentieux territorial anti-démocratique hérité du régime de Vichy.

La Bretagne à cinq départements a la densité la plus importante et la plus ancienne d’associations œuvrant pour la protection de l'environnement, pour l’éducation populaire et pour la solidarité internationale. Si l’opposition populaire a empêché en Bretagne la construction de centrales nucléaires, nous n'avons pas eu hélas depuis les pouvoirs et les budgets , et, parenthèse, nos "grands" élus la volonté politique - qui nous auraient permis depuis 40 ans de mettre en œuvre des politiques énergétiques durables. Tes propositions Eva quant au potentiel de richesses liées aux énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique, font écho au Nouveau Plan Alter Breton de l'UDB qui propose l'autonomie énergétique sans nucléaire ni énergies fossiles. 

Autre convergence de fond, la nécessaire métamorphose de l'agriculture et singulièrement du « modèle breton ». Sous Nicolas Sarkozy, l’agriculture a perdu un tiers de ses paysans, le taux de suicides y atteint des chiffres inquiétants, la pollution galope et 73% des Français sont inquiets de la présence de pesticides dans leur assiette. En rupture avec ces données, tu redonnes ses titres de noblesse à l’agriculture paysanne et familiale qui permettrait de privilégier l'emploi au rendement et de redonner vie aux campagnes abandonnées par l’État. 

A la vision centralisée, réductrice et uniforme , en un mot jacobine, d'une certaine "planification écologique" - suivez mon regard - l'UDB préfère l'écologie de proximité , fondée sur le triptyque autonomie - écologie - solidarité. Ce disant, nous nous référons à la devise européenne de "Unis dans la diversité". Nous voulons une Europe fédérale et démocratique pour enrayer les dérives de la mondialisation financière, pour agir pour la solidarité en tirant vers le haut les droits des travailleurs et la protection sociale.

Nous nous retrouvons, Eva , dans ton combat pour subordonner la finance et l'économie à l'éthique et ton engagement pour la justice sociale et fiscale qui redistribue les richesses et revalorise les bas salaires, les petites retraites et les minimas sociaux. Comme toi, nous voulons une société des solidarités et du bien vivre ensemble avec des services publics de proximité et l'accès pour tous à l'éducation, à la santé et au logement. 

Pour une société unie et solidaire dans sa diversité, le 22 avril, nous voterons pour toi Eva.

 

Discours de Mona Bras, porte-parole de l'UDB, au meeting d'Eva Joly, le mercredi 4 avril à Saint-Herblain.


 

(*)

Bienvenue en Bretagne, ici à Nantes,

et malheur aux opposants aux peuples minoritaires,

ceux contre la réunification de la Bretagne.


Pour un pays dynamique, pour l'avenir de notre langue, notre culture et nos pouvoirs !



Par UDB Mor Bihan
Vendredi 20 avril 2012 5 20 /04 /Avr /2012 13:36
- Publié dans : INFOS

Ecrire un commentaire - Communauté : Union Démocratique Bretonne - Voir les 0 commentaires
 

Hôtel de ville

Lors de la séance publique du 30 mars, le  Conseil municipal de Vannes a adopté, à l'initiative de Jean-Jacques Page, conseiller municipal UDB (Union Démocratique Bretonne), une importante délibération, votée à l'unanimité, moins une abstention. Ci-après l'intervention de notre collègue.

 

Le présent bordereau me semble symboliquement essentiel. Le fait que le conseil municipal de Vannes se prononce pour la première fois sur cette thématique démontre que la question est loin d’être anecdotique ou vieillotte comme certains se plaisent à le penser... J’y verrais même au contraire, le signe d’un vent porteur et la marque de la victoire psychologique des tenants de la réunification, qui depuis quelques mois, et notamment depuis le vote par l’Assemblée nationale de l’amendement Le Fur-De Rugy, le 10 janvier 2012, sont parvenus à convaincre de l’intérêt et de la cohérence de leur projet. Vous avez, monsieur le maire, proposé ce vœu en commission des finances, c’est également un signe fort que les temps changent.
Revendication longtemps considérée comme romantique ou historique, elle est désormais au cœur de l’évolution économique, politique et administrative face à l’échec du « millefeuille administratif à la française ». Il ne s’agit pas en effet seulement de réunifier une Bretagne, injustement amputée et handicapée par le détachement du premier de ses départements le 30 juin 1941, mais surtout d’initier une nouvelle dynamique territoriale à l’échelle du nord-ouest de la France :
 Simplifier en remplaçant 6 régions faibles par 4 régions à forte identité historique et culturelle et à fort potentiel économique et international.
La Normandie réunifiée, la Bretagne réunifiée, le Val de Loire rassemblé (territoire clairement identifié et labellisé par l’UNESCO), et le Poitou-Charente recomposé (la Vendée a pour nom historique, le bas-Poitou, et une partie de la Vendée est déjà intégrée au Poitou) permettront une meilleure gestion régionale et des coopérations interrégionales facilitées...
 Favoriser le développement économique : Lisibilité, développement durable, développement des infrastructures, énergie (la centrale électrique de Cordemais en Loire atlantique produit 30% de l’électricité de Bretagne, et le terminal gazier de Montoir-de-Bretagne est une infrastructure bretonne essentielle). La cohérence implique d’associer la Loire atlantique aux projets touristiques (image internationale positive de la Bretagne), maritimes (le pôle compétitivité « mer »), et au développement des NTIC (le pôle « image et réseaux » est déjà opérationnel en Bretagne administrative)...
Faire des économies d’échelle : La région Pays de Loire est le symbole du gaspillage de fonds publics. La revue « Capital » en décembre 2011, a dénoncé un budget communication supérieur à celui de l’Ile de France (17 millions d’euros), et l’ouverture de 5 « espaces des Pays de la Loire » pour 5,7 millions d’euros qui sont inutilisés...Quand on sait que cet argent public n’a d’autre but que d’assurer la promotion d’une identité ligérienne artificielle, au détriment de l’Anjou, du Maine, de la Bretagne, du Poitou ou du Val de Loire... On peut rester dubitatif voire être scandalisé en ces temps de crise...Ce n’est pas dans l’immobilisme et en reproduisant des schémas de pensée qui ont démontré leur inefficacité que l’on construit l’avenir.

 

J’espère que le vote de ce soir recueillera un très large consensus de l’ensemble des élus vannetais, parce que cette évolution s’inscrit dans un mouvement démocratique, de cohérence et d’aménagement harmonieux et durable du territoire.
Jean-Jacque Page

Par UDB Mor Bihan
Mercredi 11 avril 2012 3 11 /04 /Avr /2012 11:47
- Publié dans : INFOS

Ecrire un commentaire - Communauté : Union Démocratique Bretonne - Voir les 0 commentaires

 

Session du Conseil régional de Bretagne administrative des 20-21 octobre 2011

 

Monsieur le Président, chers collègues,

 

L'actualité récente, politique, économique, sociale a été marquée par un certain nombre d'événements et de manifestations qui interpellent directement notre Assemblée: conflit au Crédit mutuel de Bretagne, menaces sur le chantier de réparation navale Sobrena à Brest, manifestation de masse (20000 participants) du Réseau Sortir du nucléaire à Rennes, révision des politiques européennes, PCP, PAC, Fonds structurels, débat sur le hold-up fiscal organisé au profit de la Région parisienne - nous avons eu l'occasion de souligner publiquement le mérite de Pierrick Massiot dans cette affaire et nous le redisons ici devant le Conseil régional de Bretagne administrative – ras le bol des élus locaux qui s'est traduit par le passage du sénat à gauche, ce qui ouvre de nouvelles perspectives pour le combat contre la funeste réforme des collectivités locales de Nicolas Sarkozy.

 

S'agissant du CMB- Arkéa, comment tout d'abord ne pas relier le dur conflit qui vient de secouer la banque mutualiste bretonne avec le mouvement de protestation des populations qui de New-York à Jerusalem en passant par Madrid s'élèvent contre un système bancaire irresponsable qui prospère sur la misère des peuples. Au CMB ce sont les salariés qui ont rappelé aux dirigeants les principes mutualistes qui ont présidé à sa création et qui ont drainé une clientèle elle aussi attachée à ces valeurs. C'est en ne participant pas au grand jeu spéculatif que contrairement à d'autres banques, le CMB a traversé sans dommage la crise de 2008. Ce qui se joue est essentiel pour l'avenir d'une Bretagne dotée d'outils financiers au service de son économie, de l'économie réelle et non de la spéculation. La Bretagne a besoin d'une banque d'investissement et on peut regretter que le pouvoir naguère ait refusé la fusion CMB-Banque de Bretagne pour choisir aujourd'hui de mettre cette dernière sous la coupe de BNP-Paribas.

 

Etre au service de l'économie réelle c'est sauver des outils de production performants, garder des emplois de production, car production et recherche sont liées. Chacun comprend que je fais ici allusion au fleuron brestois de la réparation navale, la Sobrena. Nous n'ignorons pas le contexte international et la concurrence déloyale, le dumping social et environnemental. Mais l'enjeu est crucial, en termes d'emploi d'abord (500 salariés en comptant la sous-traitance), et aussi en termes de compétences pour la réussite des projets bretons d'éolien offshore et d' hydrolien. Que les collectivités territoriales bretonnes soient intervenues et que la Brittany Ferries dont 3 des 9 navires qu'elle exploite sont la propriété de sociétés d'économie mixte où la Région est premier actionnaire, ait décidé de revenir à Brest, au moins en partie, pour l'entretien et la réparation de ses bateaux, rien de plus normal.

 

Sauver les outils de production performants comme la Sobrena et développer les filières d'avenir, créatrices des emplois de demain, sont les deux aspects d'une même nécessité. La Bretagne doit être à la pointe dans le domaine des énergies renouvelables. Faut-il rappeler qu'outre la création d'emplois le développement des énergies renouvelables a aussi et autant pour but de réduire notre dépendance énergétique, d'aller vers l'autonomie énergétique de la Bretagne, avec pour objectifs incontournables et exigeants de renoncer au nucléaire et de réduire le bilan carbone de la Bretagne, ce qui suppose aussi et d'abord un effort important et constant en faveur de l'efficacité énergétique. La grande manifestation rennaise de samedi dernier est venue à propos rappeler que cette demande, cette exigence, n'est plus le fait d'une minorité de pionniers ou de Bretons irréductibles comme à Plogoff, mais une revendication majoritairement partagée. L'Agence Internationale de l' Energie estime que du fait de l'augmentation des coûts de production et des difficultés d'extraction de plus en plus grandes, ce sont 1500 milliards de dollars qu'il faudra d'ici 2035 et se pose la question de savoir où les trouver... Pas dans les fonds spéculatifs que trop de politiques publiques en Europe ont encouragés depuis les années 80, c'est certain.

 

La question n'est pas sans rapport avec celle des Fonds européens. En effet, le règlement qui détermine le champ d'intervention du FEDER, prévoit que pour les régions plus développées et les régions en transition au moins 80% des ressources soient concentrées sur l'efficacité énergétique et les énergies renouvelables, la recherche et l'innovation ainsi que l'aide aux PME, dont 20% pour le seul secteur de l'énergie. Une inquiétude pour les Régions concernant les fonds structurels et de cohésion: le projet de les suspendre pour les états membres qui auraient un déficit budgétaire excessif. Les Régions, déjà asphyxiées financièrement, n'ont pas à payer la mauvaise gestion des Etats.

 

L'actualité européenne c'est aussi la réforme de la PAC et de la PCP. S'agissant de la PAC, nous partageons les critiques des organisations progressistes. Les mesures présentées ne répondent pas au triple défi environnemental, économique et social. Le verdissement de la PAC n'est qu'un coup de pinceau, pour reprendre l'expression de José Bové. D'autre part, les niveaux proposés pour le plafonnement des aides sont si élevés qu'ils ne permettent pas de corriger les injustices existantes entre les états membres et entre les paysans. Sur 14 millions d'agriculteurs en Europe, 10 millions ne touchent pas d'aides. La faiblesse de ce qui est prévu pour ceux-ci ne permet pas de sauvegarder la vitalité des zones rurales, de développer les circuits courts en préservant la diversité et la qualité des productions locales. Nous rappelons par ailleurs ce que dénonçait le rapport Pour une nouvelle alliance agricole, à savoir qu'entre 2010 et 2012, la Bretagne « aura perdu en moyenne 15 millions d'euros par an. Il s'agit là d'une occasion manquée de passer à la régionalisation de la PAC ». Du fait du refus de l'Etat. Enfin, s'agissant du gel des terres agricoles, cela est hors de question en Bretagne. En effet, entre 1988 et 2010, la perte de terres agricoles et d'espaces naturels est de 11000 ha, au point que le Préfet de Région lance un cri d'alerte: « ce rythme d'artificialisation des terres est trois fois plus élevé que dans le reste de la France (…). Il faut passer du discours collectif à la construction d'une stratégie ». On ne saurait mieux dire.

 

Au sujet de la PCP, je rappellerai que nous avons voté les différents bordereaux que la VP Isabelle Thomas a défendus devant cette Assemblée, depuis le début de la nouvelle mandature. Nous nous sommes retrouvés dans le consensus qui s'est dégagé lors de la réunion du 1er octobre à Quimper, en préalable du déplacement du 12 octobre à Bruxelles, consensus résumé par l'équation figurant sur le T-Shirt du Comité régional: Q.I.T. + R.M.D. + ZERO REJET = PARODIE de PCP de Mme DAMANAKI. Nous avons là un curieux mélange de libéralisme destructeur, avec les Quotas individuels transmissibles, et d'environnementalisme dévoyé, avec le Zéro rejet. Problème de gouvernance également, avec le rôle accru des états au détriment des bassins maritimes. Pour nous, la gestion doit être régionalisée, les quotas gérés collectivement par la communauté interprofessionnelle bretonne.

 

Les critiques que nous émettons vis à vis des politique communautaires ne font pas de nous des anti-européens, bien au contraire. Il faut plus et mieux d' Europe et non pas moins. Qui bloque aujourd'hui des décisions importantes comme la taxe sur les transactions financières ? Ce sont les Etats, comme l'UK et l'Eire. Avec une Europe fédérale (je ne parle même pas de l' Europe des Régions et des peuples solidaires que nous voulons) nous aurions une Commission qui mettrait la proposition en discussion avec une majorité au Parlement pour la voter. Redonner plus de pouvoir à chaque Etat-nation, défaire le début de construction fédérale, c'est amoindrir d'autant les chances de gagner le combat contre les marchés financiers. Mais le niveau européen n'exonère pas l' Etat de ses responsabilités propres et à cet égard les programmes des candidats à l'élection présidentielle seront riches d'enseignements.

 

http://www.cercledubristol.com/wp-content/uploads/2011/09/S%C3%A9nat-2.jpgAutre actualité récente qui intéresse directement notre Assemblée, le basculement à gauche du Sénat. Ce basculement traduit le ras le bol d'élus locaux , face à un pouvoir autiste. Ces élus, y compris de droite, refusent la baisse des dotations communales, la tutelle préfectorale sur la carte des intercommunalités, la fermeture des services de proximité. Ils veulent être respectés et perçoivent les dangers d'une réforme des collectivités locales que sous-tend une volonté de recentralisation, teintée d'un autoritarisme aux accents sarkoziens. Ils sont au contraire dans leur grande majorité pour un approfondissement de la décentralisation, une simplification institutionnelle et une clarification des compétences entre les différents échelons. De plus, la réforme fiscale qui accompagne celle des collectivités, réduit leur autonomie financière, aggrave les inégalités entre les territoires en réduisant le système de redistribution-péréquation. Et, cerise sur le gâteau, ils assistent à l'escroquerie politico-financière qui consiste pour la région-capitale à partager un peu en interne ses excédents de richesse pour diminuer sa contribution à la péréquation nationale ! Tout cela pour financer le projet du Grand Paris ( j'ai failli dire du Gross Paris ). Il est heureux que des élus franciliens aient pris l'initiative de lancer une pétition qui dénonce « l'aggravation du déséquilibre avec d'autres régions en faveur de l' Ille de France ». Je vous invite, chers collègues, à la signer.

 

Changer de président et de majorité en 2012 est une absolue nécessité pour abolir la totalité de la réforme Sarkozy – à cet égard l'initiative du nouveau président du Sénat de présenter un projet de loi supprimant le conseiller territorial est à saluer – et pour revenir à une République parlementaire et solidaire, ce qui pour nous passe par un système fédéralisé autour d'un territoire pivot, la Région autonome.


Par UDB Mor Bihan
Jeudi 20 octobre 2011 4 20 /10 /Oct /2011 23:21
- Publié dans : INFOS

Ecrire un commentaire - Communauté : Union Démocratique Bretonne - Voir les 0 commentaires

 


Par UDB Mor Bihan
Lundi 27 décembre 2010 1 27 /12 /Déc /2010 16:23
- Publié dans : INFOS

Ecrire un commentaire - Communauté : Union Démocratique Bretonne - Voir les 0 commentaires
Kristian.jpg Bonjour,

A connaître et à diffuser largement autour de nous ainsi qu'auprès de la presse locale, l'article ci-dessous, paru sur le site de la revue Terraeco. Son auteur est le directeur général du WWF France, le WWF étant la plus grande association environnementaliste au monde.

Cet article met en "lumière" - c'est le cas de le dire - le fait que les pics de consommation d'électricité par grand froid en France sont causés par le suréquipement en chauffage électrique.

La moitié du parc de chauffages électriques européen est en France. En France 30% de l'habitat existant (7,8 millions de logements) est chauffé uniquement à l'électricité. En Région Bretagne c'est pire: 35%. Or, dans les nouvelles constructions le chauffage électrique, c'est 75% des installations de chauffage. Donc le phénomène s'aggrave. Et comme la Bretagne est un territoire en forte croissance démographique, 25 à 30.000 habitants supplémentaires chaque année, c'est la "double peine".

Un équipement comme le projet de centrale électrique au gaz de Lanvian est donc "justifié" par le suréquipement en chauffage électrique, lequel s'est développé en France depuis 30 ans sous la pression du lobby électronucléaire (EDF...).

En outre, le numéro de décembre d'Alternatives Economiques, dans un article consacré à la précarité énergétique, établit qu'en 2009 se chauffer à l'électricité en France a coûté à l'usager 72% plus cher que se chauffer au gaz naturel. Donc, le chauffage électrique appauvrit les ménages.

Se battre contre le développement du chauffage électrique, c'est mener aussi un combat contre la précarité énergétique qui va croissant. Celle-ci se manifeste par de plus en plus d'impayés d'électricité pour lesquels les CCAS (Centres communaux d'action sociale) sont de plus en plus sollicités, donc les budgets communaux qui financent les CCAS.

J'ai développé cet argumentaire lors de la séance plénière du Conseil régional, les 16 et 17 décembre.

C. Guyonvarc'h


 
Electricité : zéro pointé pour la France
 
Point de vue - Le pic de consommation d'électrons en France a fait des heureux ce mercredi. Mais ce ne sont ni la planète ni les contribuables.

94,2 milliards de watts produits ce 15 décembre ! Comme chaque année, le record de puissance électrique est battu, cette fois-ci avant même l’arrivée officielle de l’hiver. Un « record » dont on se passerait volontiers car à chaque fois que la bise vient, la fée Electricité se retrouve fort dépourvue. Elle est ainsi obligée d’importer au prix fort du courant et de construire de nouvelles centrales au gaz afin de subvenir aux usages de pointe : au niveau de la production, en amont de nos appareils de chauffage électrique, il y a de plus en plus de gaz russe ou de lignite allemande.

Les perdants de ce « record » sont multiples : la planète par accroissement des émissions de gaz à effet de serre, la collectivité qui finance le surdimensionnement des infrastructures, les consommateurs qui paient au prix fort cette électricité de pointe, enfin les contribuables couvrant le coût social de la précarité énergétique qui en découle. Et même les producteurs, à commencer par le premier d’entre eux – EDF – avec un parc nucléaire dont la productivité est faible. Une conséquence de cette curieuse exception française sur un parc très majoritairement nucléaire (adapté à la base) et un très fort taux d’équipement en chauffage électrique (utilisé en pointe).

Quels sont « in fine » les vrais gagnants de la pointe ? Les traders qui jouent et spéculent sur l’électricité, les promoteurs de logements « tout électrique » (les occupants paieront la note plus tard) et les pays producteurs qui nous vendent du gaz. Des producteurs stupéfaits mais ravis de nous le vendre pour produire avec un médiocre rendement (40% au mieux) de l’électricité pour chauffer nos logements. Alors qu’en utilisant directement ce même gaz pour se chauffer on diviserait par 2,5 les importations et les émissions correspondantes de CO2 !

Chaque nouveau « record » de la pointe électrique est donc une très mauvaise nouvelle pour la France, conséquence structurelle du développement sans frein du chauffage électrique : 75% des constructions neuves en sont équipées. Une mauvaise nouvelle qui nous éloigne un peu plus du trio gagnant de la démarche négaWatt « sobriété, efficacité, renouvelables ». Et qui nous rappelle qu’en matière de pointe électrique, la France mérite… un zéro pointé !

Le rédacteur :
Serge Orru Directeur général du WWF France
 

Sources de cet article

- Le site du WWF-France
- Le site du Réseau Action Climat


Par UDB Mor Bihan
Dimanche 19 décembre 2010 7 19 /12 /Déc /2010 09:53
- Publié dans : INFOS
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés