signée le 22 novembre par la commune de Séné.
Par UDB Mor Bihan
Gwened d'an 11 a viz genver 2006
Communiqué de presse :
Absence de breton sur l’affichage public des vœux de la mairie de Gwened/Vannes : Un oubli symbolique !
L’UDB du bro Gwened/Pays de Vannes s’étonne de l’absence de la langue bretonne dans le luxueux et coûteux affichage des vœux de la municipalité de Gwened/Vannes qui fleurit sur les panneaux officiels, en ce moment.
L’expression »blead mat », en dialecte vannetais, à côté de « Bonne année », semblait pourtant particulièrement nécessaire dans la ville de Bretagne qui compte le plus grand nombre d’élèves scolarisés dans les filières bilingues français/breton (520 élèves uniquement à Gwened/Vannes, 865 élèves dans le Pays de Vannes/Bro Gwened).
La municipalité semble démontrer par cet « oubli » une réelle incapacité, anachronique, à accompagner le développement des filières bilingues et à répondre à la demande réelle des vannetais quant à la préservation et à la promotion de leur identité…
Le site internet officiel de la ville relève, d'ailleurs, du même traitement, traduit en anglais et en espagnol, on y trouve aucune trace de breton !
Alors que Ploeren, Saint Avé/Senteve, Plescop/Ploeskob ont initié la mise en place d’une signalisation bilingue, et que les communes de Saint Avé/Senteve, Plescop/Ploeskob, Theix/Teiz, ont récemment ouverts des filières bilingues breton/français, la ville de Gwened/Vannes n’a toujours pas voté la mise en place progressive d’une signalisation bilingue généralisée…
La ville qui se veut « Mor Bihan capitale » se devrait d’être d’abord la capitale du vannetais, ce qui implique forcément le respect et la mise en valeur de l’identité, de la langue et de l’histoire de ce terroir…
J-J PAGE
Responsable UDB Bro Gwened/Pays de Vannes
Pour l'UDB (Union démocratique bretonne), tous les habitants de la Bretagne peuvent se dire Bretons, et l'apprentissage d'une langue de même que l'intégration à une culture ne dépend pas d'une appartenance ethnique.
Le breton concerne donc tous les habitants de la Bretagne, de même que le gallo. Ces deux langues font partie du patrimoine commun de l'humanité.
Les opposants à une signalisation bilingue ont une conception ethnique de la Bretagne et sont d'abord des opposants à la diversité culturelle (ils ne démontrent d'ailleurs pas une volonté particulière de valoriser le gallo !).
Ils sont les tenants d'une conception intolérante et archaïque de la République française qui refuse aux minorités linguistiques et culturelles des droits démocratiques élémentaires : la simple reconnaissance.
Comment peut-on prétendre qu'il y ait celtisation forcée du pays gallo, alors que le pays gallo appartient au monde celtique intrinsèquement ?
Comment peut-on parler de pays gallo, et en même temps refuser la réunification du pays gallo qui se trouve autant en Loire-Atlantique qu'en Ille-et-Vilaine, en Mor Bihan ou dans les Côtes-d'Armor ? Si le pays gallo existe, il faut le reconnaître totalement (un peu de cohérence !).
Comment considérer que le rajout, donc l'enrichissement, serait destructeur et ferait disparaître la signalisation française : 1 + 1 = 2, c'est toujours mieux, d'autant que les opposants reconnaissent eux mêmes que le breton est une langue qui a eu sa place sur ces territoires, et a toujours sa place (1 200 brittophones naturels recensés en pays de Redon) ?
Il y a là mauvais procès et peu de place pour un débat démocratique, c'est une volonté manifeste d'interdire la langue bretonne sous des prétextes fallacieux.
Jean-Jacques PAGE
Responsable de la section UDB du Haut vannetais