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Les enfants sont en vacances et sans doute M. Couturaud, inspecteur d’académie, espère-t-il que la pression sur le dossier de la filière bilingue de l’école publique de Merville retombe ! Cette « affaire » met en avant le décalage toujours plus important existant entre des collectivités territoriales qui prônent le bilinguisme et un Etat qui semble contaminé par l’archaïsme du Sénat !

Face à cette prévision inconcevable de 51 élèves pour un enseignant, les élus de la majorité municipale de Lorient, l’opposition, l’ensemble (ou presque) des groupes politiques siégeant au Conseil Régional ainsi que de nombreuses associations ont soutenu la création d’un poste supplémentaire pour l’école de Merville. Un consensus qui laisse pourtant de marbre les services de l’Etat.


Depuis sept 2005, l'UDB agit et se mobilise pour assurer la pérénité et la continuité de la filière bilingue de Merville. Aujourd’hui, elle demande à l’Inspection d’académie de cesser de tirer l’enseignement bilingue vers le bas en écoutant cette demande d’ouverture.


Maintenant que le conseil régional s'est exprimé sur ce sujet par la voix de différentes tendances de droite et de gauche, l'inspecteur d'académie va-t-il agir, ou faudra-t-il saisir monsieur Darcos?


Pour la fédération UDB du Morbihan,

Gael Briand.


PS : certains acteurs de l’administration de l’Etat font courir des bruits farfelus sur l’origine de cette polémique. Pour que l’information des citoyens soit complète, nous avons décidé de publier le document qui est à l’origine de l’étonnement voir l’indignation des élus et associations de Lorient et de Bretagne. Vous verrez qu’il s’agit d’un document à en tête de l’IA 56, produit par les services de monsieur Couturaud devant le CALR. Les membres de ce conseils peuvent attester de son authenticité. Vous verrez que si comme pour toute rentrée il y a des plus et des moins en fonction des effectifs et des rattrapages (Ploeren), la ligne surlignée en jaune est tout a fait inhabituelle, et ne se retrouve pas dans le tableau des ouverture sur la deuxième page (pour aider à la lecture, les 2 premières colonnes =situation 2007, la troisième= prévision 2008 et les décisions sont résumées en deuxième pages).

Alors que l’Inspecteur s’explique sur son écrit et ses incohérences ! 

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par UDB Mor Bihan
Mercredi 2 juillet 2008
publié dans : Fédération UDB du MOR BIHAN

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Bac philo et confusion des académies .

La perception peut-elle s'éduquer ? C'était l'un des sujets du bac philo en filière L lundi 16 juin.

Plusieurs médias ont interviewé des professeurs pour proposer des pistes de corrigés à chaud. Plusieurs ont rappelé la dimension éminemment culturelle de la perception, en rappelant que la perception des couleurs, loin d'être uniforme, dépend de la langue dans laquelle on est éduqué. Sens et culture sont donc liés, et l'illustration citée fait de ce sujet du bac un élément de réflexion à l'heure où on parle de plus en plus de la place des langues dans le patrimoine (mondial de l'UNESCO, constitution française….).

Chaque langue est le produit et le producteur d'une conception et d'une perception du monde, la diversité des langues sur un territoire ou dans la culture d'un individu est une richesse intellectuelle.

Hasard malencontreux, c'est le même jour que l'Académie française a choisi pour diffuser un communiqué par lequel elle s'oppose à l'inscription des langues régionales dans l'article 1 de la constitution. Elle demande « le retrait de ce texte dont les excellentes intentions peuvent et doivent s'exprimer ailleurs, mais qui n'a pas sa place dans la Constitution".

Ainsi les hérauts de la défense de la place d'une langue dans le monde sont-ils prêts pour servir leurs projets à nier la place d'autres langues, celles là même qui ont contribué à forger leur cher vocabulaire.

Nous serions curieux de voir comment les académiciens aurait traité le sujet du bac ! Auraient-ils écrits que le multilinguisme enrichi notre perception, et que les langues régionales peuvent utilement y contribuer ?

Dès lors se seraient-ils étonnés de voir les services de l'Education Nationale (tiens, là aussi on dit Académie….) s'ingénient à freiner le développement de l'enseignement bilingue ?

Sur ce point, l'attitude de l'inspection du Morbihan est révélatrice.

  • 920 élèves scolarisés en classes bilingues publiques en septembre 2006 (auquel il faudrait ajouter pour une vision d'ensemble les filières catholiques et Diwan).
  • Rentrée 2007 : toujours 920 élèves, malgré une demande en augmentation. Cette stabilité s'explique par la non-ouverture entre autre du site de Ploeren.
  • Rentrée 2008, Ploeren ouvre enfin, fait que les services de l'Etat mettent en avant pour illustrer une avancée alors que ce n'est qu'un rattrapage. Pour septembre, les prévisions de l'éducation nationale font état d'une prévision de progression globale de 121 élèves (+13,15%). En face, on trouve la création de 3 postes d'enseignants, soit 1 pour 40,3 élèves. Ce ratio curieux s'explique par un chiffre : l'une des écoles concernées (merville Lorient) verrait ses effectifs passer de 26 à 51 élèves, avec le seul enseignant déjà en poste. 1 prof pour 51 élèves, un drôle de pastis dont ce sont inquiété les quatre groupes de la majorité municipale (PS, PC, Verts, UDB) de Lorient (lire leur courrier ici : [Voir le site]).

La confusion et la mauvaise volonté qui règnent dans les académies au sujet des langues régionales n'est pas un problème de perception : c'est l'un des signes que nos institutions ne sont pas adaptées à la demande sociale et aux projets des élus locaux du suffrage universel en Bretagne.

Autonomie régionale et droit à l'expérimentation sont plus que jamais d'actualité.

Yann SYZ Responsable des affaires extérieures Fédération du Morbihan Union Démocratique Bretonne


par UDB Mor Bihan
Mercredi 18 juin 2008
publié dans : Fédération UDB du MOR BIHAN

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Communique : Lorient/An Oriant
Publié le 13/06/08
Source : UDB Fédération du Morbihan
Porte parole: YANN SYZ

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Une délégation de Carhaix emmenée par Christian Troadec accueilie par les Lorientais
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Une délégation de Carhaix emmenée par Christian Troadec accueillie par les Lorientais.

Lorient: rassemblement de solidarité pour les hôpitaux en danger

A l'initiative de différents responsables syndicaux et politiques, dont Yann Syz (UDB), adjoint à la santé de la mairie de Lorient, une cinquantaine de personnes se sont retrouvées devant la sous-préfecture de Lorient pour afficher leur soutien aux hôpitaux bretons menacés.

Pour l'occasion, le maire de Carhaix, Christian Troadec (membre du groupe UDB-GA au Conseil régional de Bretagne) a fait le déplacement pour exprimer sa satisfaction et remercier les Lorientais de leur soutien.

La sous-préfecture a reçu une délégation de 6 personnes représentant les différents signataires. L'entretien a permis d'évoquer outre la situation de Carhaix, les inquiétudes des syndicats présents pour la pérennité de certaines activités hospitalières à Redon et Quimperlé. Quant aux élus présents, ils ont souligné, chacun à leur manière, que si des évolutions et des réformes peuvent permettre le renforcement de la sécurité des patients, elles ne peuvent avoir lieu que dans la concertation et en excluant un déménagement du territoire breton. Vous pouvez retrouver le texte de la motion collective sur le blog udb Bro An Oriant

[Voir le site]

Vous pouvez également retrouver également les propos de Christian Troadec dans une vidéo prise sur le vif ici : [Voir le site]

Yann SYZ, responsable des affaires extérieures, fédération du Morbihan, Union Démocratique Bretonne

Nos objectifs :
— La reconnaissance du peuple Breton par la France et l'Union Européenne ;
— Une large autonomie, respectant les frontiéres historiques de la Bretagne.
— Un parlement breton, élu au suffrage universel direct et disposant d'un pouvoir exécutif.
— La mise en place d'un plan pour la Bretagne, fixant des objectifs de développement durable, de justice sociale et de protection de l'environnement.
— La représentation directe du peuple Breton dans les instances Européennes, dans le cadre d'une Europe fédérale des peuples et des régions. Voir le site

par UDB Mor Bihan
Vendredi 13 juin 2008
publié dans : Fédération UDB du MOR BIHAN

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Roselyne Bachelot : aveu de non-assistance à territoire en danger.

 

Dans une interview au quotidien Ouest-France du lundi 2 juin,
le Ministre de la santé Roselyne Bachelot reconnaît implicitement la passivité devant une situation grave pour l’hôpital de Carhaix et la région qu’il couvre.

En effet elle justifie la fermeture de la maternité et de certaines activités de chirurgie par l’urgence qu’il y aurait à réagir face à un manque de sécurité pour les patients.

Mais elle souligne par ailleurs que dans le SROS* « il était bien indiqué que Carhaix était dans une situation extrêmement fragile ! L’hôpital était dans une situation totalement dérogatoire, depuis des années. »

Quel aveu ! Ainsi l’Etat connaît les difficultés d’un hôpital depuis plusieurs années, mais ne réagit qu’aujourd’hui par une fermeture annoncée sous forme d’ultimatum par fax !

Si le gouvernement avait eu à cœur la sécurité des habitants de ce vaste territoire du Centre-Bretagne, n’aurait-il pas dû agir plutôt, par un accompagnement de l’hôpital de Carhaix pour l’aider à recruter le personnel nécessaire ?

On le sait, nous sommes à une époque où il est difficile de recruter des personnels médicaux et de les fidéliser en dehors des grandes villes et des littoraux. Face à cette difficulté, la seule réponse de l’Etat est l’abandon des populations, en lieu et place d’une politique volontariste.

La Ministre nous dit en substance : nous savons depuis longtemps qu’il y a un problème, nous n’avons rien fait pour vous soutenir, alors maintenant il faut fermer…..

Mon propos n’est pas de nier les problèmes de cet hôpital, mais de souligner que l’administration responsable dans l’Etat actuel de la législation pratique le laisser faire pour servir ses réformes.

 

J’ai déjà eu l’occasion de dire ici la nécessité de rééquilibrer les politiques de santé entre le soin et la prévention. Mais la permanence des soins est un enjeu majeur.

Quel est l’ambition de l’Etat de pour le soin hors des agglomérations ? Si des regroupements d’hôpitaux peuvent être éventuellement compris dans des secteurs bien desservis par les voies de communication, le secteur de Carhaix fait partie de ces zones où l’Etat n’investit plus depuis longtemps et où la distance temps vers les agglomérations est une vrai problématique.

 

Le choix de renoncement du gouvernement est aussi une méconnaissance de la structuration urbaine de la Bretagne. Contrairement à d’autres régions fortement polarisées autour d’un grand centre (Toulouse par exemple), la qualité de vie et les réussites de la Bretagne sont liées à l’équilibre d’un réseau de villes petites et moyennes qui complètent les grandes villes (Rennes, Nantes et Brest) et structurent le territoire.

Les réformes de l’Etat en cours (justice, santé…) menacent cet équilibre original.

 

Une des solutions se trouve dans le renforcement de l’autonomie régionale. Les réussites de la gestion des lycées, des TER, dans les régions de France ou l’exemple de la politique de soutien aux territoires ruraux au Pays de Galle depuis la dévolution nous prouvent que la régionalisation et  la qualité des services publics vont de paire dans un esprit de justice territoriale.

 

Dans l’attente de cette nécessaire réforme, soutenons l’hôpital de Carhaix et les habitants du Kreizh Breizh qui attendent à la fois sécurité et efficacité de services de soins maintenus et renforcés.

 

Yann SYZ

Maire adjoint de Lorient

Délégué à la santé

Union Démocratique Bretonne

Fédération du Morbihan



par UDB Mor Bihan
Vendredi 6 juin 2008
publié dans : Fédération UDB du MOR BIHAN

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Les députés délient les langues ?

En adoptant un amendement au projet de loi constitutionnelle, l’Assemblée Nationale déclare que « les langues régionales font partie du patrimoine de la France.

Cette phrase figurera dans l’article 1 de la Constitution

si le Congrès l’adopte dans son texte final.


En soi, cette phrase n’apporte rien de plus, mais il faut évidemment la saluer comme une première importante, car jamais jusqu’ici les langues régionales n’ont figuré dans un texte constitutionnel.

Nous devons saluer la ténacité d’un petit nombre de députés qui a beaucoup agi ces dernières semaines pour en arriver là.

De plus, l’amendement voté n’est pas exempt d’ambiguïté : il vient compléter l’Article 1, mais l’Article 2, sur lequel s’appuie les adversaires de la charte des langues minoritaires, n’est pas modifié.

Surtout, la question des outils et des moyens reste entière. On voit tellement de monuments du patrimoine à l’abandon…Or on le sait, c’est par le biais de l’enseignement, des médias ou de la vie sociale que les langues régionales trouveront leur place.

Ce vote est tout de même une étape majeure : la France n’est pas le pays de la langue unique, les députés l’ont admis, et ceci constitue une source de développement et de reconnaissance pour les filières bilingues qui devraient, en toute logique, s’en trouver renforcées.


L’UDB Morbihan continue donc son travail de proposition sur le sujet, en se félicitant de trouver plus d’écho.

Yann SYZ

Responsable des affaires extérieures

Fédération Morbihan

http://udbmorbihan.over-blog.com/



par UDB Mor Bihan
Samedi 24 mai 2008
publié dans : Fédération UDB du MOR BIHAN
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